15 saisons / séries - 317 épisodes

Comment Robespierre a-t-il instauré la Terreur pendant la Révolution ?

Robespierre et la Terreur, c’est l’histoire d’un homme convaincu de sauver la Révolution… en la plongeant dans sa période la plus sombre. En 1793, la jeune République est menacée de toutes parts : guerre civile, invasions étrangères, complots réels ou imaginés. Pour Robespierre, la liberté ne peut survivre que si la République élimine ses ennemis. Il prononce alors une phrase qui résume tout : « La vertu sans laquelle la terreur est funeste, la terreur sans laquelle la vertu est impuissante. »

La Terreur ne repose pourtant pas sur un seul homme. À partir de 1793, la Convention met en place des institutions d’exception pour répondre aux guerres, aux révoltes intérieures et aux difficultés économiques. Le Comité de salut public, auquel Robespierre participe, prend une place centrale dans la conduite du gouvernement. La loi des suspects élargit les possibilités d’arrestation, tandis que la justice révolutionnaire se durcit au nom de la défense de la République.

Sous son influence, le Comité de salut public instaure un régime d’exception. Les tribunaux révolutionnaires jugent à toute vitesse, les dénonciations se multiplient, et la guillotine devient l’instrument d’une politique censée protéger la Révolution. Des milliers de personnes sont exécutées : nobles, prêtres, opposants politiques, mais aussi de simples citoyens pris dans la spirale de la suspicion.

Robespierre croit sincèrement agir pour le bien commun. Il veut une République pure, incorruptible, fondée sur la vertu. Mais en cherchant à purifier la nation, il finit par l’étouffer. En juillet 1794, ses anciens alliés se retournent contre lui : ils craignent de devenir les prochains sur la liste. Arrêté, puis exécuté sans procès, Robespierre tombe victime de la machine qu’il avait contribué à créer.

La Terreur s’achève avec lui, laissant une question qui traverse encore l’histoire : jusqu’où peut‑on aller pour défendre une révolution ?

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