Abraham Lincoln (1809-1865)
Abraham Lincoln naît en 1809 dans le Kentucky, dans une famille modeste de pionniers. Largement autodidacte, il exerce plusieurs métiers avant de devenir avocat puis de s’engager en politique dans l’Illinois. Élu à la Chambre des représentants de l’État, puis brièvement au Congrès fédéral, il acquiert une notoriété nationale dans les années 1850 grâce à ses prises de position contre l’extension de l’esclavage dans les nouveaux territoires américains.
En 1860, Lincoln est élu président des États-Unis sous l’étiquette du Parti républicain. Son élection provoque une crise majeure : plusieurs États esclavagistes du Sud font sécession et forment les États confédérés d’Amérique. Lorsque la guerre de Sécession éclate en avril 1861, Lincoln place la préservation de l’Union au cœur de son action. Le conflit devient progressivement aussi une lutte déterminante contre l’esclavage.
Le 1er janvier 1863 entre en vigueur la Proclamation d’émancipation. Elle déclare libres les personnes réduites en esclavage dans les territoires alors en rébellion contre l’Union. Sa portée immédiate dépend donc de l’avancée des armées nordistes, mais sa signification politique est immense. Lincoln soutient ensuite l’adoption du treizième amendement à la Constitution, qui abolit l’esclavage aux États-Unis. Le Congrès l’adopte en janvier 1865 ; sa ratification intervient après la mort du président.
Réélu en 1864, Lincoln voit l’Union approcher de la victoire. Dans son second discours d’investiture, il appelle à reconstruire le pays sans esprit de vengeance, alors que quatre années de guerre ont fait un nombre considérable de victimes. Le 9 avril 1865, le général confédéré Robert E. Lee capitule devant Ulysses S. Grant à Appomattox Court House, événement qui annonce la fin prochaine du conflit.
Cinq jours plus tard, le 14 avril 1865, Lincoln est abattu au théâtre Ford à Washington par John Wilkes Booth, sympathisant confédéré. Il meurt le lendemain, à 56 ans. Sa présidence reste indissociable de la sauvegarde de l’Union et de l’abolition constitutionnelle de l’esclavage, même si la conquête effective de l’égalité civile demeure alors loin d’être achevée.





