1974, Montréal : Eddy Merckx décroche son troisième titre mondial
Ces Mondiaux ont une place particulière dans l’histoire de la compétition. L’édition montréalaise de 1974 constitue la première organisation des Championnats du monde sur route hors d’Europe. La course masculine se dispute sur plus de 260 kilomètres et le relief du mont Royal impose une sélection sévère. Merckx reste au contact des meilleurs avant de faire la différence dans le final et de devancer Poulidor sur la ligne d’arrivée.
La victoire prend une dimension supplémentaire lorsqu’on la replace dans la saison 1974 d’Eddy Merckx. Quelques mois plus tôt, le « Cannibale » a remporté le Tour d’Italie puis son cinquième Tour de France. En ajoutant le championnat du monde, il réalise la même année ce que le cyclisme appelle la Triple Couronne : Giro, Tour de France et titre mondial sur route. Cette combinaison reste l’un des accomplissements les plus prestigieux du cyclisme professionnel.
Raymond Poulidor, deuxième à Montréal, confirme lui aussi sa remarquable longévité au plus haut niveau. À 38 ans, le Français monte sur la deuxième marche du podium mondial derrière son grand rival belge. Mariano Martínez complète le podium pour la France. Cette arrivée réunit ainsi plusieurs figures majeures du cyclisme européen des années 1960 et 1970.
Plus d’un demi-siècle plus tard, Montréal retrouve les Championnats du monde sur route en 2026. Le souvenir du sacre de Merckx en 1974 constitue donc un lien direct entre les deux éditions. Dans l’histoire des Mondiaux comme dans celle d’Eddy Merckx, cette journée du 25 août 1974 reste l’un des grands moments du cyclisme international.





